|Quatre-Vingt-Quatre| [...]

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# Posté le mercredi 26 mars 2008 16:20

|Quatre-Vingt-Trois| Jimmy Eat World - Disintegration, Jeff Buckley - Halleluja

|Quatre-Vingt-Trois|  Jimmy Eat World - Disintegration, Jeff Buckley - Halleluja
Que des chansons qui redonnent le moral... Mais en ce moment, je suis adepte de tout ce qui dénigre la bonté innée de l'homme (j'ose te défier, Rousseau. Haha.), transmet une critique acerbe de la société, et fait réaliser que, finalement, ma situation n'est pas si catastrophique que ça. C'est vrai, j'ai encore du temps pour aller prendre un milk-shake et un mc flurry avec mes POTES (vous vous êtes reconnus, hein ?), je ne suis pas la voisine d'un psychopathe ancien colonel de l'armée, je n'ai pas l'obligation d'assassiner tous les camarades de classe qui croisent mon chemin juste pour obéir aux règles d'un jeu censé punir les délinquants que nous sommes, et je ne suis pas la victime innocente d'une escroquerie pharmaceutique. Certes, il est plus que difficile de réintégrer le rythme "deux heures d'allemand par jour" dans les moeurs, tout autant que celui des "six heures du mardi". Cinq heures de philo, cinq heures d'allemand dans une même journée, ça fait tout drôle. Comment faisais-je, il y a un an, pour me coucher toutes les nuits à deux heures du mat', voire plus ? Peut-être avais-je des raisons de tenir. Ou l'habitude. Ou pas le choix. Bref.
Le sourire de Paupiette qui a enfin réussi à cueillir Bas-Des-Fesses, entre parenthèses grâce à moi, et me voue un culte depuis, est tout à fait encourageant. Je pense que bientôt on pourra changer les cercueils, new mexicains décapités et chats cocaïnés qui gravitent autour de toi en coeurs, fleurs des champs et papillons qui, jusqu'à aujourd'hui, restent mes emblèmes. T'inquiète pas, Pépette, c'est pas si grave que ça^^. (Tu voulais un passage sur ton exploit de samedi, non ?)
Comme une envie de ne rien faire, enfin, rien d'absolument essentiel. Aller au cinéma avec ma soeurette (qui, soi dit en passant, entamera son seizième printemps d'ici deux jours - j'avais envie de tenter une formulation culcul, je pense que c'est pas mal -), de lire au soleil (ce qui semble compromis, étant donné que la neige décidé de se pointer deux mois après le rendez-vous habituel, vive les gaz d'échappement - entre autres-), d'entreprendre la filature de je-ne-sais-qui, histoire de mettre un peu de pep's et d'agrémenter les conversations, les récréations, et de se remettre aux stages commandos. "Il en faut peu pour être heureux" (j'aime le Baloo du Livre de la Jungle... Je ne pense pas que notre propre specimen ait le même genre de philosophie, même si on l'aime tous, il faut bien l'avouer... Je me trompe ?). Pour l'instant, je n'ai aucune envie de penser à ce dossier que l'on doit rendre jeudi et qui scelle définitivement mon avenir. Ou plutôt, qui signifie la fin d'une période qui va certainement être très dure à abandonner... Je n'ai aucune envie de penser à l'année prochaine, ni aux autres à venir, juste de profiter des derniers jours tranquilles avant le véritable début des révisions et du stress ambiant.
# Posté le mardi 25 mars 2008 15:49
Modifié le mercredi 26 mars 2008 13:00

|Quatre-Vingt-Deux| "Come on, baby, light my fire."

|Quatre-Vingt-Deux|  "Come on, baby, light my fire."
Niark. Tout un début de journée bien avancée à travailler sur un commentaire de philo, et le finir, c'est un challenge qui atomise le cerveau. Un week-end passé trop vite, même avec trois jours au lieu de deux (à peine). Une halte à Sainte-Marguerite-sur-mer pour faire un petit coucou à Mamie, une à Darnétal chez l'autre côté de la famille à se goinfrer de chocolats, sevrage pour minimum six mois. Un dumanche soir passé à regarder des films, le bonheur, même si les films en question, bien que magnifiques, ne rendent pas la joie de vivre. American Beauty, Battle Royal, The constant gardener... Et merde. Encore deux pages de questions auxquelles je dois répondre pour demain. Baloo revient, et on le sent bien...^^

"Lost in a roman...wilderness of pain, and all the children are insane, all the children are insane, waiting for the summer rain." [The end, The Doors]





"Shake dreams from your hair
My pretty child, my sweet one.
Choose the day and choose the sign of your day
The day's divinity
First thing you see.
A vast radiant beach in a cool jeweled moon
Couples naked race down by it's quiet side
And we laugh like soft, mad children
Smug in the wooly cotton brains of infancy
The music and voices are all around us.
Choose they croon the Ancient Ones
The time has come again Choose now, they croon
Beneath the moon
Beside an ancient lake
Enter again the sweet forest
Enter the hot dream
Come with us
Everything is broken up and dances."

Awake, Jim Morrison.
# Posté le mercredi 19 mars 2008 16:52
Modifié le lundi 24 mars 2008 12:04

|Quatre-Vingt-Un| Les Wriggles - Moi d'abord

|Quatre-Vingt-Un|  Les Wriggles - Moi d'abord
EDDY LA POMME ?

Ahlàlà, des après-midi comme ça, j'en veux encore et toujours =)

Plutôt détendue ce soir. Deux heures de cours, un après-midi très agréable, Papy de retour en pleine forme, envie de faire autre chose que travailler, enfin que de réviser de la géo, c'est plutôt bon signe. Comme quoi, l'humeur dépend vraiment des jours, et le lunatisme est monnaie courante. Trois heures trente d' Alain Delon prévues pour demain, que demander de mieux ?^^ Non, mais il ne faut pas avoir de préjugés...
Rentrer chez soi sous le soleil, même froid, c'est une sorte de résurrection. Comme le chocolat. Surtout quand il prend la forme d'une poule, d'une cloche, ou d'un oeuf. Comme les milk-shakes au nutella. Comme les gens qui sentent l'étable dans le bus (quoiqu'au niveau déclencheur de renaissance, on fasse mieux...^^). Comme passer des heures plongée dans un livre passionnant. Comme se réjouir des vacances à venir. Comme sortir de la brume et se remettre à rêver et à espérer, des choses insensées, certes, mais à désirer tout de même.Comme les jolis gens qui ont une place de libre à côté d'eux, comme les amis (grrrr) qui vous foutent la honte (c'est pas parce qu'il avait des cheveux que j'allais me frotter à lui, je sais me retenir quand même). Comme dans les films, quand, dans ce genre de situation, les personnages se rendent compte que la personne devant qui ils ont eu la honte de leur vie est en fait leur banquier, leur poissonnier ou un parent du gardien de l'immeuble. Mais ça, dans la vie vraie, ça n'arrive jamais. C'est plus que dommage d'ailleurs. La vie manque de surprises. Tout est calculé. On finit par faire des choix non pas pour le plaisir, mais pour s'assurer un avenir acceptable. La peur des conséquences est telle qu'on n'ose même plus se lancer vers l'inconnu. Toujours à peser le pour et le contre, on râte certainement des tonnes d'occasions qui nous rendraient la vie plus belle. Certes, on n'a pas trop le choix, mais bon, parfois, ça ne mange pas de pain (j'aime ce genre d'expression dont on ne connaît même plus l'origine^^).
# Posté le mercredi 12 mars 2008 17:55
Modifié le mardi 18 mars 2008 16:42

|Quatre-Vingts| The Animals - The House of the Rising Sun

|Quatre-Vingts|  The Animals - The House of the Rising Sun
HAHAHAHAHAHA. ABIPSYCHOTIQUES.

Et je force ma vie et mes sentiments à illustrer parfaitement la chanson de Barbara...

Jamais je n'aurais imaginé qu'une semaine puisse être aussi riche en souffrances et en malheurs. Bref, qu'elle puisse être aussi merdique. Le plus cruel, c'est que, dans ces cas là, le temps prend un malin plaisir à transformer les minutes en heures, et les heures en journées, histoire de te donner l'occasion de bien ruminer tout ça, histoire de ne rien te laisser d'autre en tête.
On se rend compte que la vie ne tient qu'à un fil, que les gens qui nous paraissent immortels ne le sont finalement pas, et que la mort finit par rattraper tout le monde, même quand elle ne le devrait pas.
Je suis si désolée, je t'aime tellement.
Et lui, je l'aime tellement, éternellement fort. Et je m'en veux de ne pas lui montrer, je m'en veux d'être aussi irritable et acariâtre. Sans lui, cette maison semble vide et irréelle, sa présence me manque terriblement, comme si une partie de moi s'était envolée, comme si mes rêves d'enfant se dissipaient toujours un peu plus. Et il faut une opération banale qui ait mal tourné pour que je m'en rende compte.
Et toi, toi, si tu savais à quel point... Si tu savais...
Je plonge dans l'apathie. Je deviens médisante, ce que je ne supporte pas habituellement. Ce n'est pas moi. Je n'ai plus d'autre envie que me noyer dans le travail, dans les livres et les films pour oublier, et rester avec toi, avec vous, pour tenter de faire face et d'apaiser ta douleur. Rien n'est plus insupportable que te voir souffrir. Aujourd'hui, rien n'est plus important que ton sourire.
# Posté le mercredi 12 mars 2008 17:49
Modifié le mardi 18 mars 2008 16:41